Nos nuits deviendront des jours – Marie Fitzgerald

Synopsis :

Un vieil homme, Claude, et un SDF qui vit en face de chez lui, Alain, viennent en aide à une femme victime de violences conjugales, Carole. Rejoint par Corentin, bientôt majeur et désireux de quitter le giron familial, ce quatuor d’âmes solitaires entreprend un voyage en Espagne qui change leurs vies.

Quand on rencontre des gens pour la première fois, en général, ils posent toujours les mêmes questions : vous faites quoi dans la vie ? Vous habitez quel quartier ? Vous êtes marié ? Enfin, ce genre d’échanges qui, a priori, servent à faire connaissance alors qu’en fait cette curiosité est motivée par le besoin de savoir si, oui ou non, vous êtes socialement compatibles. Lui ne m’a rien demandé. Il était juste content de partager son repas avec un inconnu.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre totalement par hasard, y présumant un côté feel good qui m’attirait.

A chaque chapitre correspond un personnage. On suit donc :

  • Claude, un professeur de piano d’environ 80 ans, aveugle, qui a pour seule compagnie sa femme de ménage au caractère bien trempé et la personne qui lui livre ses repas.
  • Alain, SDF d’environ 60 ans.
  • Corentin, un jeune de 17 ans dont les parents le forcent à prendre des cours de piano chez Claude.
  • Carole, femme battue par son mari.

Ces quatre là vont se rapprocher. Chacun est un peu perdu, à sa façon, et cela va les faire tisser des liens entre eux, un peu malgré eux, mais de façon plutôt positive au final. J’ai aimé leurs différents profils, autant que les relations qui se créent peu à peu entre eux.

C’est un roman qui fait du bien, malgré des situations qui peuvent sembler au départ un peu sombres. L’optimisme ne manque pas, et cela fait du bien ! C’est un genre que j’aime bien, surtout à cette période de l’année.

J’ai trouvé la fin peut-être un peu rapide dans le dernier quart, mais elle tient quand même la route (c’est le cas de le dire).

J’ai en tout cas passé un très bon moment avec ce petit roman.

Là où tu iras j’irai – Marie Vareille

Présentation :

Isabelle rêve d’une vie d’actrice mais mène une vie lambda. Un jour, fauchée, elle accepte pour travail de séduire un jeune veuf sur le point de se remarier. Elle doit alors partir en Italie et se faire passer pour la nourrice de la famille riche famille des Kozlowski. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que les enfants lui en font voir de toutes les couleurs.

Mon avis :

J’avais vu de bons avis sur ce livre et le résumé me semblait sympa, promettant légèreté mais en présumant aussi un bon fond d’émotions.

J’ai accroché dès les premières pages à l’écriture pleine d’humour.

Ses yeux bruns brillants de détermination, elle reposa le chiot et se dirigea vers une cage minable, posée à même le sol, qui contenait manifestement le fruit des amours contrariées d’une gargouille et d’une chauve-souris irradiée.

Isabelle est un personnage qui paraît un peu immature mais qui est ultra attachante. Sa mission devait coller à son parcours de comédienne mais on devine, au vu de son manque de succès et du profil qu’elle va devoir adopter, que les choses ne vont pas être simples.

Elle rencontre en effet des enfants difficiles : deux ados qui passent leur temps à se prendre la tête, une qui est Youtubeuse à l’origine du plan qui a mené Isabelle en Italie, et une geekette un peu mal dans sa peau. Il y a aussi leur petit frère, muet depuis la mort de sa mère. Les autres habitants de la villa ont eux aussi des personnalités bien marquées : Valentina en grand-mère austère et Jan, le père absent, qui passe plus de temps avec Colombe sa nouvelle compagne un peu bohème qu’avec sa famille. C’est une belle troupe à laquelle s’ajoute Tony, l’homme à tout faire qui semble faire partir de la mafia mais dont on sent un côté très protecteur en même temps.

C’est ce que j’ai aimé avec tous ces personnages : chacun a quelque chose de bon, qui les rend tous très attachants. Et c’est à travers eux que le roman va aborder, entre autres sujets, les manières d’aborder le deuil, mais toujours avec cette légèreté qui dure tout le long de l’histoire, dans un mélange subtile d’humour et d’émotion, en restant loin du pathos ou de la trop grande mièvrerie ; bon nombres de passages font franchement sourire.

Bref, j’ai passé un super moment avec ce roman et j’en recommande sa lecture. Ca passe plutôt bien en cette saison en plus.

Phobos, tome 3 – Victor Dixen

phobos 3

Présentation :

FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS…
1 JOUR…
1 HEURE…
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU

Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Mon avis :

Sans me précipiter dessus, j’avais bien envie de savoir quelle était la suite des aventures des émigrés sur Mars et que leur réservait le programme Genesis.

J’ai retrouvé les personnages plutôt avec plaisir, bien que je reste surtout intéressée par les chapitres traitant directement de ce qui se passe sur la planète rouge. Déjà dans les tomes précédents, je lisais plus superficiellement ceux axés sur les autres personnages. Evidemment, ils restent essentiels pour comprendre l’histoire et les situations que nous rencontrons, mais j’ai juste moins d’attrait pour eux.

Les personnalités des personnages évoluent. Je ne suis toujours pas totalement fan de leurs façons d’être ou de penser, mais ça n’a pas été trop désagréable pour autant. En effet, il y a pas mal de révélations sur chacun dans ce tome-ci. Pas assez cependant pour clore cette saga. Moi qui m’imaginais en avoir terminé avec cette série, je crois bien qu’il va falloir que je me trouve la suite pour avoir le fin mot de l’histoire qui garde un bon rythme.

Les supplices de la passion – Marc Gouraud

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Synopsis :

Julie Fronsac vient de réaliser son rêve : intégrer l’équipe du Commandant Philippe Dumas au sein de la brigade criminelle de Toulouse. Philippe Dumas est plus qu’un simple flic, presque une légende. Spécialisé dans la traque des pires criminels et la résolution des affaires les plus sordides, le Commandant Dumas a pour lui un palmarès forçant le respect. Mais Julie va devoir composer avec les multiples facettes de son énigmatique chef.
Flic aux méthodes plus que douteuses, amant au pouvoir de séduction fascinant et homme brisé par son passé : Julie découvrira son idole sous un tout autre jour.
Quand un terrible prédateur s’abat sur la ville rose, les heures sont comptées pour faire cesser les abominations du fou sanguinaire. Des heures qui vont plonger Julie dans l’horreur et la mener vers une vérité qu’elle n’aurait jamais pu imaginer !

Mon avis :

J’ai entendu parlé de ce livre sur la chaîne Youtube de Sandrine, de Il est bien ce livre, je crois dans une vidéo traitant des thrillers avec gros serial killers (je vous conseille au passage la chaîne et le groupe facebook en question). Là encore, en quête d’une lecture en numérique, j’ai opté pour ce roman.

J’ai passé un bon moment dans l’ensemble. Vous connaissez sûrement maintenant mon goût pour les thrillers, qui restent mon genre de prédilection, surtout quand il y a serial killer et/ou fort aspect psychologique sous l’histoire. Ce roman répond plus au premier critère qu’au second. On suit en effet d’abominables meurtres de femmes (âmes sensibles s’abstenir), perpétués par un tueur qui semble bien sadique. Cet aspect-là m’a bien plu.

J’ai par contre beaucoup moins aimé les personnages, que j’ai trouvé trop caricaturaux, tout comme les dialogues qui m’ont parfois (souvent) fait lever les yeux au ciel. C’est un peu juste de ce côté là et les perpétuelles allusions sexuelles sont assez lourdes à force. J’ai trouvé les rapports entre les personnages assez peu crédibles, certaines de leurs façons d’être également (le coup de la robe plus qu’ultra légère, par exemple).

Autre bémol : j’ai deviné qui était le coupable à moins de la moitié du livre (environ à 40%). Plusieurs éléments me faisaient aller en ce sens et je ne me suis pas trompée. C’est un peu dommage, un peu tôt dans l’histoire pour avoir une idée si précise du tueur.

C’est donc un avis en demi-teinte qui ressort de ma lecture, mais j’ai quand même enchaîné les pages sans les voir passer.

[Chronique] Je me suis tue – Mathieu Menegaux

 Synopsis :

Du fond de sa cellule de la maison d’arrêt des femmes à Fresnes, Claire nous livre l’enchaînement des faits qui l’ont conduite en prison : l’histoire d’une femme victime d’un crime odieux. Elle a choisi de porter seule ce fardeau. Les conséquences de cette décision vont se révéler dramatiques. Enfermée dans sa solitude, Claire va commettre l’irréparable. Le mutisme sera sa seule ligne de défense, et personne, ni son mari, ni ses proches, ni la justice ne saisira ses motivations.

 

Mon avis :

J’avais plusieurs fois entendu parler de ce livre et toujours en bien. Alors, en parcourant ma wishlist pour l’acquisition d’un livre en numérique et en tombant dessus, je me suis laissée tenter par son téléchargement. C’est sans regret.

C’est assez court mais je l’ai lu d’une traite, happée par l’histoire de Claire. J’avais rapidement deviné ce qui l’avait amenée en prison, mais cela n’a rien gâché à ma lecture. Je me suis attachée à elle ; bien qu’elle fasse des choix qui peuvent ne pas paraître judicieux, j’ai réussi à la comprendre chaque fois, d’une certaine façon. Malheureusement, ses décisions vont détruire complètement sa vie, et pas seulement.

C’est une lecture qui peut faire l’effet d’un coup de poing, sur des sujets difficiles. J’ai trouvé l’écriture très agréable, très fluide. Je n’ai pas saisi toutefois totalement l’intérêt des multiples références musicales par rapport à l’histoire. Ce n’est cependant pas dérangeant.

Un roman sur les « et si », sur les actes manqués, sur les conséquences de ces choix, qui, je pense, me restera en mémoire.

Geek girl – Holly Smale

Tome 1

Présentation :

Elle sait qu’un chat a trente deux muscles par oreille, qu’un « rien de temps » dure un centième de seconde et qu’une personne normale rit quinze fois par jour. Mais elle n’est pas sûre de savoir pourquoi personne ne semble vraiment l’apprécier à l’école. Aussi, lorsqu’elle est repérée par un agent de top modèle, Harriet saisit cette chance de se réinventer. Même si cela signifie voler le rêve de sa meilleure amie, s’exposer à la rage de son ennemie jurée Alexa, et s’humilier régulièrement aux yeux du terriblement magnifique Nick, top model de classe internationale. Même si cela veut dire également mentir aux personnes qu’elle aime…
Alors qu’Harriet vogue d’un désastre de haute couture à l’autre avec l’aide de son père ultra enthousiaste et de son stalker super-geek, Toby, elle commence à réaliser que le monde de la mode ne semble pas l’apprécier plus que le monde réel.
Et lorsque son ancienne vie part en morceaux, une question se pose: Harriet arrivera-t-elle à se métamorphoser avant d’avoir tout gâché?

Mon avis :

J’avais entendu parlé de ce roman sur Youtube au moment des sorties des différents tomes, je crois. Il y a donc un moment déjà. Je n’avais pas de souvenirs très précis du contenu, hormis le profil « Geek » du personnage principal et sa transformation et son amitié avec quelqu’un ayant un profil tout différent du sien.

C’est en effet ce que j’ai trouvé dans cette lecture. Avec pas grand chose de plus. Autant vous dire que c’est très léger. Mais c’est ce que je recherchais. Ce roman a en effet été ma lecture du soir sur liseuse (comme le seront les tomes suivants), et c’est plutôt agréable à lire de cette manière. Cela se lit très vite, et on y rencontre un ton qui est plutôt très agréable.

Les personnages sont ultra-caricaturaux mais cela se marie bien avec ce que j’attendais de ce roman. On a la geek++, mal à l’aise en société, avec de grandes connaissances sur le monde mais pas vraiment sur les codes sociaux ; l’agent artistiques complètement extravagant ; la responsable super froide ; le père qui est un grand gamin et la belle-mère avocate, qui tente d’amener un peu de bon sens. Il y en a quelques autres, mais autant ne pas tout dévoiler ici. Je les ai tous bien aimé en tout cas.

Bref, je ne vais pas m’étendre beaucoup plus : c’est une lecture légère, qui fait un peu penser au Diable s’habille en Prada ou à Uggly Betty. Ce roman a bien correspondu à ce  à quoi je m’attendais, plein de légèreté, et je continuerai la saga avec plaisir, sur le même mode de lecture quand je n’ai pas envie de trop réfléchir.