Les chiens de Détroit – Jérôme Loubry

Les-Chiens-de-detroit[1]Présentation :

DÉTROIT A PERDU SES REPÊRES.
SES HABITANTS L’ABANDONNENT.
SES ENFANTS DISPARAISSENT.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

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Mon avis :

J’ai entendu parlé de ce roman dans une vidéo de Sandrine de la chaîne Youtube et du groupe FB « Il est bien ce livre » et par plusieurs avis positifs sur cet auteur et ce livre-ci en particulier.

Je commencerai par signaler que j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur ; les mots m’ont plu, les tournures aussi et j’ai trouvé l’ambiance bien retranscrite : on sent Détroit vivre dans les phrases, tombant peu à peu dans la désolation.

L’intrigue m’a plu, avec un thème assez classique qu’est celui de la disparition d’enfants. J’ai peut-être trouvé cela un peu mou au début, mais on se pose déjà des question dès le départ, notamment pourquoi l’homme arrêté ne veut parler qu’à Sarah. J’ai trouvé cela de plus en plus captivant au fil des pages, surtout à partir de la deuxième partie.

Les deux enquêteurs ont des personnalités un peu torturées. Cela aussi, c’est quelque chose que l’on retrouve régulièrement, mais c’est un point que j’apprécie généralement dans les thrillers. Cet aspect aurait pu être un peu plus approfondi à mon goût, pour en savoir plus sur les tourments et mal-être de Sarah et de Stan.

Je n’ai pas deviné la fin avant de la lire. Je n’étais pas très loin d’avoir la clé, mais sans la toucher tout à fait.  C’est là encore un point positif !

En bref, ça a été une bonne lecture et je pense que je découvrirai à l’occasion d’autres romans de l’auteur.

A durée déterminée – Samantha Bailly

Présentation :

Pyxis ! Une entreprise novatrice, audacieuse, dynamique, pilier du marché du divertissement. Le rêve de tout jeune diplômé… du moins en apparence. D’un côté, il y a Ophélie, ancienne stagiaire en communication, rompue aux lois de l’entreprise et bien décidée à mériter enfin le graal de sa génération : le CDI. De l’autre, il y a Samuel, brillant chercheur en informatique, abattu par la dépression avant d’avoir pu terminer sa thèse. L’une est familière de Pyxis ; l’autre ne connaît rien à cet univers. Tous deux mettent tous leurs espoirs dans ce CDD, sans savoir s’il tiendra ses promesses…

 

Mon avis :

Voilà la suite du roman « Les stagiaires » que j’avais lu à sa sorti et bien apprécié.

On retrouve ici principalement Ophélie, qui se voit offrir un CDD à la suite de son stage chez Pyxis, au service communication. J’ai aimé retrouver l’ambiance de cette entreprise qui développe des jeux vidéos, mangas, etc., qui donne une image d’une grande famille « à la cool », mais qui cache en fait des conditions de travail pas toujours formidables, du moins du point de vue de l’ambiance.

On recroise dans ce deuxième opus quelques autres personnages de la bande d’anciens stagiaires également. On découvre aussi Samuel qui arrive dans l’entreprise, lui aussi en CDD, après une période un peu difficile pour lui.

J’ai de nouveau passé un bon moment dans ce roman, en prenant plaisir à suivre les aventures professionnelles et amicales d’Ophélie. Ca se lit vite et facilement. L’évolution des différents personnages déjà connus ou nouveaux, m’a bien plu et j’ai hâte d’en connaître la suite dans le troisième tome de cette saga, d’autant que certains retours annoncés et certains changements s’annoncent intéressants ; je suis curieuse. Je ne pense pas l’acheter spécifiquement mais si je tombe dessus en occasion, ce sera avec plaisir que je continuerais donc cette lecture.

Ne pars pas sans moi – Gilly Macmillan

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Présentation :

Un petit garçon de 8 ans est enlevé. Pour l’opinion et les médias, une seule coupable : sa mère. Et ils veulent sa peau… Alors qu’elle se promène dans les bois avec son fils Ben, Rachel le laisse partir devant elle jusqu’à l’aire de jeux. Quand elle arrive sur les lieux, Ben a disparu. Bientôt, médias et réseaux sociaux se déchaînent : Rachel est accusée d’être une mauvaise mère qui n’a pas veillé sur son fils…à moins qu’elle n’ait fait le coup ? Attaquée de toute part, soupçonnée par la police, Rachel ne peut se fier à personne : Elle seule peut découvrir la vérité et retrouver Ben.

 

Mon avis :

J’ai entendu parler de livre, je crois, sur la chaîne Youtube de Sandrine « Il est bien ce livre », dans une vidéo portant sur les thrillers mettant en avant des histoires avec des enfants. Le speech me parlait bien, j’ai donc acheté ce roman dernièrement.

Ben disparaît lors d’une balade en forêt avec sa mère, tandis qu’elle le laisse courir quelques mètres devant elle pour rejoindre un endroit qu’ils ont l’habitude de fréquenter lors de leurs promenades habituelles.

On suit l’enquête principalement du point de vue d’une part de la mère, qui est entourée de sa soeur et de sa meilleure amie, et d’autre part de l’enquêteur, Jim, au sein de l’équipe chargée de retrouver le petit garçon et d’éclaircir cette disparition. Bien sûr, d’autres personnages gravitent autour d’eux, comme le père de Ben et sa nouvelle compagne ou encore les membres de l’équipe éducative de l’école du jeune garçon.

Concernant les principaux protagonistes, et surtout la mère, j’ai trouvé intéressant de la suivre. Sans surprise, on la trouve désespérée, elle fait des faux pas, on la suspecte et, à la fois, on éprouve une forte empathie pour elle. D’autres personnages nous font douter aussi tour à tour et j’ai aimé ne pas deviner au final qui était coupable.

Autre point positif : on a des chapitres qui sortent de la narration et sont présentés sous des formes différentes, comme des extraits d’un blog, des articles de presse, ou encore un rapport psychologique. Ils permettent d’aborder, en plus des réactions de la famille, les influences des médias et des réseaux sociaux dans ce genre d’histoire, faisant écho à des faits réels, puisque ce sont des réactions que nous rencontrons régulièrement lors d’affaires « de la vraie vie ».

En soi, c’est une enquête somme toute banale, sans immense surprise dans l’intrigue mais j’ai aimé suivre cette enquête. Les chapitres sont courts, ce qui facilite aussi une lecture rapide et rythmée.

Nos nuits deviendront des jours – Marie Fitzgerald

Synopsis :

Un vieil homme, Claude, et un SDF qui vit en face de chez lui, Alain, viennent en aide à une femme victime de violences conjugales, Carole. Rejoint par Corentin, bientôt majeur et désireux de quitter le giron familial, ce quatuor d’âmes solitaires entreprend un voyage en Espagne qui change leurs vies.

Quand on rencontre des gens pour la première fois, en général, ils posent toujours les mêmes questions : vous faites quoi dans la vie ? Vous habitez quel quartier ? Vous êtes marié ? Enfin, ce genre d’échanges qui, a priori, servent à faire connaissance alors qu’en fait cette curiosité est motivée par le besoin de savoir si, oui ou non, vous êtes socialement compatibles. Lui ne m’a rien demandé. Il était juste content de partager son repas avec un inconnu.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre totalement par hasard, y présumant un côté feel good qui m’attirait.

A chaque chapitre correspond un personnage. On suit donc :

  • Claude, un professeur de piano d’environ 80 ans, aveugle, qui a pour seule compagnie sa femme de ménage au caractère bien trempé et la personne qui lui livre ses repas.
  • Alain, SDF d’environ 60 ans.
  • Corentin, un jeune de 17 ans dont les parents le forcent à prendre des cours de piano chez Claude.
  • Carole, femme battue par son mari.

Ces quatre là vont se rapprocher. Chacun est un peu perdu, à sa façon, et cela va les faire tisser des liens entre eux, un peu malgré eux, mais de façon plutôt positive au final. J’ai aimé leurs différents profils, autant que les relations qui se créent peu à peu entre eux.

C’est un roman qui fait du bien, malgré des situations qui peuvent sembler au départ un peu sombres. L’optimisme ne manque pas, et cela fait du bien ! C’est un genre que j’aime bien, surtout à cette période de l’année.

J’ai trouvé la fin peut-être un peu rapide dans le dernier quart, mais elle tient quand même la route (c’est le cas de le dire).

J’ai en tout cas passé un très bon moment avec ce petit roman.

Là où tu iras j’irai – Marie Vareille

Présentation :

Isabelle rêve d’une vie d’actrice mais mène une vie lambda. Un jour, fauchée, elle accepte pour travail de séduire un jeune veuf sur le point de se remarier. Elle doit alors partir en Italie et se faire passer pour la nourrice de la famille riche famille des Kozlowski. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que les enfants lui en font voir de toutes les couleurs.

Mon avis :

J’avais vu de bons avis sur ce livre et le résumé me semblait sympa, promettant légèreté mais en présumant aussi un bon fond d’émotions.

J’ai accroché dès les premières pages à l’écriture pleine d’humour.

Ses yeux bruns brillants de détermination, elle reposa le chiot et se dirigea vers une cage minable, posée à même le sol, qui contenait manifestement le fruit des amours contrariées d’une gargouille et d’une chauve-souris irradiée.

Isabelle est un personnage qui paraît un peu immature mais qui est ultra attachante. Sa mission devait coller à son parcours de comédienne mais on devine, au vu de son manque de succès et du profil qu’elle va devoir adopter, que les choses ne vont pas être simples.

Elle rencontre en effet des enfants difficiles : deux ados qui passent leur temps à se prendre la tête, une qui est Youtubeuse à l’origine du plan qui a mené Isabelle en Italie, et une geekette un peu mal dans sa peau. Il y a aussi leur petit frère, muet depuis la mort de sa mère. Les autres habitants de la villa ont eux aussi des personnalités bien marquées : Valentina en grand-mère austère et Jan, le père absent, qui passe plus de temps avec Colombe sa nouvelle compagne un peu bohème qu’avec sa famille. C’est une belle troupe à laquelle s’ajoute Tony, l’homme à tout faire qui semble faire partir de la mafia mais dont on sent un côté très protecteur en même temps.

C’est ce que j’ai aimé avec tous ces personnages : chacun a quelque chose de bon, qui les rend tous très attachants. Et c’est à travers eux que le roman va aborder, entre autres sujets, les manières d’aborder le deuil, mais toujours avec cette légèreté qui dure tout le long de l’histoire, dans un mélange subtile d’humour et d’émotion, en restant loin du pathos ou de la trop grande mièvrerie ; bon nombres de passages font franchement sourire.

Bref, j’ai passé un super moment avec ce roman et j’en recommande sa lecture. Ca passe plutôt bien en cette saison en plus.

Phobos, tome 3 – Victor Dixen

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Présentation :

FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS…
1 JOUR…
1 HEURE…
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU

Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Mon avis :

Sans me précipiter dessus, j’avais bien envie de savoir quelle était la suite des aventures des émigrés sur Mars et que leur réservait le programme Genesis.

J’ai retrouvé les personnages plutôt avec plaisir, bien que je reste surtout intéressée par les chapitres traitant directement de ce qui se passe sur la planète rouge. Déjà dans les tomes précédents, je lisais plus superficiellement ceux axés sur les autres personnages. Evidemment, ils restent essentiels pour comprendre l’histoire et les situations que nous rencontrons, mais j’ai juste moins d’attrait pour eux.

Les personnalités des personnages évoluent. Je ne suis toujours pas totalement fan de leurs façons d’être ou de penser, mais ça n’a pas été trop désagréable pour autant. En effet, il y a pas mal de révélations sur chacun dans ce tome-ci. Pas assez cependant pour clore cette saga. Moi qui m’imaginais en avoir terminé avec cette série, je crois bien qu’il va falloir que je me trouve la suite pour avoir le fin mot de l’histoire qui garde un bon rythme.