Avis lecture, Témoignages et reportages

Promenons-nous dans les bois – Bill Bryson

Présentation :

Dans cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s’est choisi pour compagnon de marche son vieux copain d’école, Stephen Katz, l’un des personnages de Ma fabuleuse enfance dans l’Amérique des années 1950. Le problème, c’est que Katz préfère regarder des épisoldes d’X-Files dans les motels. L’autre problème, c’est qu’en se promenant dans les bois on risque de croiser, comme dans la série de science-fiction, d’étranges créatures qui n’ont pas l’humour de l’auteur : des ours ou, pis, d’autres randonneurs, sans oublier les plantes toxiques qui vous rendent plus vert qu’un Martien.
La littérature à la Bryson a pour immense avantage de ne pas endormir le lecteur en chemin. « Jamais un bouquin ne m’a fait autant rire ! » s’est exclamé Robert Redford, qui l’a élu comme livre de chevet.

Mon avis :

Bill Bryson part sur le sentier des Appalaches, qui va du Maine à la Géorgie, sur une distance de 3 500 km. On le suit dans cette aventure, au fil des montées qui en cachent toujours de nouvelles. Sans oublier son ami Katz qui l’accompagne ; ce dernier est plutôt ronchon, pas toujours vraiment dans le « trip », c’est le cas de le dire.

J’ai aimé cette lecture, l’écriture de l’auteur notamment qui nous raconte son périple avec un ton humoristique assez caustique. On apprend par ailleurs beaucoup sur le sentier, sur les parcs naturels aux Etats-Unis, les problématiques environnementales, la gestion de ces espaces naturels, la mise en place des accueils de randonneurs, etc. Ces passages documentaires sont bien intéressants.

J’ai trouvé dommage que le duo s’arrête quelques temps avant de repartir pour des bouts de randonnée sur ce sentier légendaire. On le comprend, bien sûr, je n’ai pas décroché, mais j’ai quand même ressenti un changement dans ma lecture à partir de ce moment-là.

J’ai apprécié suivre les péripéties de ces randonneurs amateurs, leurs difficultés, l’évolution de leur état d’esprit aussi (excitation, émerveillement, fatigue, colère, enthousiasme, angoisse, joie…).  Ils font aussi des rencontres improbables qui pimentent leur parcours.

C’est un livre distrayant et instructif à la fois et je reste admirative de l’aventure qu’ils ont osé mener.

Pour en savoir plus sur le sentier des Appalaches : c’est par ici !

 

 

Avis lecture, Thrillers et policiers

Un sur deux – Steve Mosby [chronique]

Présentation :

Vaut-il mieux mourir ou condamner l’autre à la mort? Avant d’en tuer un sur deux, un serial killer torture les couples qu’il séquestre: à eux de décider.
Jodie vient de tromper Scott et se sent coupable. De son côté, il recense cinq cents raisons de l’aimer. Ils sont enlevés. L’inspecteur Mercer n’a que quelques heures pour les retrouver avant qu’ils ne craquent. Et vous, que feriez-vous ?

Mon avis :

Le speech m’a directement fait penser à la série des films Saw. Assez friande de celle-ci, j’ai ajouté ce roman à ma wishlist. Je souhaitais quand même éviter de tomber dans une mise en scène trop proche de celles des films en question. Je l’ai dit, j’aime beaucoup cette saga (les 3 premiers films surtout en fait), mais je ne vois pas l’intérêt de retrouver exactement la même chose ailleurs.

Et là, je tombe sur « on va jouer à un jeu… » Même s’il s’agit d’un jeu « sur l’amour », cela partait plutôt mal pour s’écarter de mon appréhension évoquée ci-dessus. D’autres éléments de l’histoire se rapprochent également, plus loin dans le roman. Mais bon, j’ai levé les yeux et j’ai continué. Ce jeu sur le thème de la culpabilité, de l’amour, des secrets, de la réciprocité de sentiments… ça pouvait le faire !

On est dans la situation classique du jeune flic qui prend son premier poste dans l’équipe d’un vieux briscard et dans le cadre d’une enquête difficile. J’ai plutôt bien accroché au personnage de Mark, un peu moins aux autres, mais ça ne m’a pas non plus heurtée. J’ai apprécié l’alternance des points de vue entre Mark, Scott, Jodie, Eileen. Il n’est pas difficile de s’y retrouver et cela permet une vue d’ensemble de l’enquête. C’est un schéma qui me plaît plutôt habituellement. Malgré mes a priori j’ai donc pris un certain plaisir à cette lecture. J’étais curieuse de connaître qui était le tueur et quel était son mobile, de mieux ainsi comprendre aussi le lien entre le passé et l’affaire en cours également.

Sur ce dernier point, j’ai cru saisir un bout de solution aux trois-quarts du roman, mais j’étais sur une fausse route finalement (bien que mon idée aurait pu être une bonne suite à l’histoire, je dis ça je dis rien). Et finalement, je suis restée un peu sur ma faim concernant cette compréhension. J’ai été un peu déçue par la fin. J’ai le sentiment qu’il manque pas mal d’éléments de réponse, ou bien ai-je zappé des éléments ? Je ne le relirai pas pour le savoir, je ne saurais donc pas vous dire. J’ai trouvé aussi qu’il manquait d’éléments sur le coupable, sa personnalité et le pourquoi de celle-ci. C’est trop peu abordé à mon goût, alors que c’est un aspect des thrillers qui est très important pour moi généralement.

En résumé, malgré une appréhension de déjà-vu qui n’étais pas si infondée que cela, j’ai lu ce roman avec avidité. La fin m’a quelque peu déçue après cette envie de connaître le dénouement de tout cela. Je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Avis lecture, Epistolaire

La septième vague – Daniel Glattauer

Présentation :

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l’unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d’avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d’amour où l’on ne connaît pas le visage de l’autre ? Où l’on rêve de tous les possibles ? Où l’on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? « Pourquoi veux-tu me rencontrer ? » demande Léo, inquiet. « Parce que je veux que tu en finisses avec l’idée que je veux en finir » répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l’amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s’esquiver pour mieux… s’aimer !

Mon avis :

J’avais adoré Quand souffle le vent du nord, qui précède ce roman-ci. La thématique du « tomber amoureux à distance » me touche beaucoup car mes deux « vraies et longues » histoires ont commencé ainsi et ont duré (et dure toujours, pour l’une d’elle, encore longtemps j’espère). C’est donc quelque chose qui me parle beaucoup et me touche au plus près. J’avais de plus beaucoup aimé la relation que tissent du coup Emmi et Léo, leurs caractères, leurs personnalités. J’étais donc très enthousiaste à l’idée de les retrouver dans La septième vague.

Je n’ai pas pris le temps de relire Quand souffle le vent du nord, mais je n’ai eu aucun mal à me replonger auprès de ces deux personnages. D’autant que cette suite arrive plusieurs mois après la fin de ce précédent opus. J’ai donc tout naturellement retisser le lien en même temps qu’eux et me suis laissée prendre au jeu de leur nouvelle correspondance.

Je crois avoir été un peu moins émue que par le premier tome, même si j’ai de nouveau passé un très moment avec ce couple, il faut le dire, compliqué. Là encore, je l’ai lu très rapidement : c’est très court, construit sur des échanges de mails, et j’avais vraiment envie de savoir ce qui attendait Emmi et Léo.

La fin est juste un peu rapide, un peu facile à mon goût, mais elle termine plutôt bien ces échanges. Une lecture légère qui m’a fait passé un nouveau bon moment.

Une aventure est faite pour être vécue à fond, d’un coup. Etre ensemble, c’est vouloir rester ensemble pour peut-être un jour apprendre à bien se connaître.

Avis lecture, SFFF

L’assassin royal, tome 1 : L’apprenti assassin – Robin Hobb (relecture)

Présentation :

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame..

Mon avis :

J’avais découvert cette saga lorsque j’étais au lycée, sur les conseils d’un ami. C’est indéniable qu’il me connaissait déjà bien car j’avais adoré toute la série. Je n’avais pas intercalé la lecture des Aventuriers de la mer, comme il se doit normalement, bien que je possède les deux premiers tomes. Je ne les ai toujours pas lus à l’heure d’aujourd’hui. Cela participe au fait que je me replonge aujourd’hui dans l’ensemble de ces aventures, en reprenant au début, avec l’intention de tout relire et lire dans l’ordre indiqué. Et idéalement en poursuivant avec la lecture des autres romans de l’auteure.

Concernant ce premier tome, il est un peu lent mais j’ai pris une nouvelle fois un grand plaisir à retrouver l’univers de Castelcerf et ses personnages. On voit déjà Fitz évoluer, cherchant sa place dans ce royaume. Il doit suivre une éducation princière, comprenant des cours d’armes, d’écriture, puis d’Art, cette magie si particulière. Plus secrètement, il est amené à côtoyer Umbre qui doit faire de lui un assassin royal… Cela présage bien évidemment de grandes choses dans la vie du jeune garçon et beaucoup d’aventures et de mésaventures. Dès la première mission qu’il doit mener à bien durant ce premier tome, on présage déjà d’un avenir difficile.
J’ai par ailleurs aimé retrouvé l’énigmatique Fou, qui va jouer un rôle important, on le sait. Burich est toujours attachant lui aussi, dans son côté bourru.
J’ai vraiment hâte de continuer cette relecture. J’adore cette saga et je me presse de redécouvrir toutes les péripéties qui vont se succéder.

Mon seul bémol va à la mise en page de l’édition que j’ai, qui laisse peu d’interligne et seulement d’extrêmement rares sauts de lignes, ce qui donne un aspect un peu compact au texte. Mais ce n’est pas grand-chose !

Avis lecture, Jeunesse, NA, YA, SFFF

Hantée, tome 2 : Un mal souterrain – Maureen Johnson [chronique]

Hantée, tome 2 : Un mal souterrain - Maureen Johnson [chronique]

Présentation :

Les fantômes hantent Londres. Une équipe spéciale, les Ombres, est chargée de contrôler ceux qui sèment le chaos. Constituée d’agents ayant frôlé la mort, elle est à jamais liée à l’au-delà. Depuis qu’elle a vaincu L’Éventreur et découvert sa véritable identité, Aurora est sous le choc : elle est capable d’exorciser par le simple toucher les revenants de l’au-delà dont un démon a pris possession. Et lorsqu’une vague de morts inexpliquées marque son retour à Londres, elle décide de mener l’enquête, soutenue par les Ombres. Rapidement, elle doit se rendre à l’évidence : un esprit sombre et malfaiteur est à l’oeuvre. Elle et son équipe vont le poursuivre sans relâche. La traque ne fait que commencer.

Mon avis :

J’avais lu le premier tome de cette saga que Céline m’avait offert dans le cadre d’un swap en février 2016, je crois. J’avais bien aimé cette lecture bien qu’elle sorte un peu de mes habitudes livresques (plus jeunesse, plus fantastique). J’étais donc contente de lire la suite.

Globalement, j’ai moins aimé ce tome 2 dans lequel il ne se passe pas grand chose à mon sens. J’ai toutefois aimé suivre de nouveau Aurora. Il ne se passe rien d’imprévisible dans ce tome et quelques clichés sont au rendez-vous. Il se lit quand même rapidement, cela reste jeunesse ; je n’ai mis que quelques heures à l’avaler. Je lirai le tome 3 pour quand même connaître la suite de cette intrigue, sans toutefois me précipiter dessus dans l’immédiat.

Avis lecture, Thrillers et policiers

Meurtres en blouse blanche – P.D. James [chronique]

meurtres en blouse blanche

Présentation :

Le décor : l’hôpital John Carpendar, imposant établissement d’époque victorienne abritant plusieurs sera vices, dont une école d’infirmières. La première victime : une des élèves, tuée d’une manière particulièrement atroce. Les suspects : les infirmières, et, surtout, la directrice, la formidable Mary Taylor, ses trois « secondes », mais aussi le grand patron, le docteur Courtney-Briggs, dont on découvre bientôt qu’il a eu une liaison avec l’une des victimes. L’enquêteur : le commissaire Dalgliesh, bien sûr, qui, face à des femmes aguerries à la souffrance, dures à la tâche, habituées au secret professionnel et farouchement féministes, aura fort à faire pour dénouer une intrigue dont les ramifications plongent loin dans le passé.

Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge 1 mois 1 couverture lancé sur le forum Books & Fun. Le thème de septembre étant « un lieu où l’on peut dormir », le domaine (qui est en fait un internat d’infirmières) rentrait dans le concept.

C’est donc un roman policier. Je l’ai trouvé un peu vieilli quand même. C’est assez lent, avec les interrogatoires de chaque protagoniste les uns après les autres. Le cadre de l’internat de jeunes filles en études d’infirmières, avec des personnalités de ce cadre et de l’époque, ne rend pas spécialement les choses palpitantes non plus. La force des habitudes est très grande : rituel du thé, heures de lever, de coucher, de repas, d’habitudes, plus que fixes… C’est un peu plan-plan à mon goût.

Chaque personnage a toutefois ses petits secrets qu’on découvre au fur et à mesure. C’est vrai que j’avais quand même envie de savoir qui était le/la coupable et quel était son/ses mobile(s).

Je me suis demandé au début si l’histoire n’allait pas tourné à la façon des Dix petits nègres (que j’avais adoré, celui-ci), avec les élèves qui seraient tuées les unes après les autres. Ca n’a pas été le cas, mais finalement ça aurait peut-être été un chouette concept.

Bref bref. Je ne recommande pas particulièrement cette lecture qui m’a un peu ennuyée.

Il y a dans notre vie à tous des actes dont nous avons honte et que nous regrettons. Vous venez de découvrir quelque chose sur vous-même dont vous ne vous croyiez pas capable et qui a ébranlé votre confiance en vous. Maintenant, il vous faut vivre avec. Vous ne pourrez comprendre les autres et leur pardonner que lorsque vous aurez appris à vous comprendre et à vous pardonner.