Avis lecture, Thrillers et policiers

Un sur deux – Steve Mosby [chronique]

Présentation :

Vaut-il mieux mourir ou condamner l’autre à la mort? Avant d’en tuer un sur deux, un serial killer torture les couples qu’il séquestre: à eux de décider.
Jodie vient de tromper Scott et se sent coupable. De son côté, il recense cinq cents raisons de l’aimer. Ils sont enlevés. L’inspecteur Mercer n’a que quelques heures pour les retrouver avant qu’ils ne craquent. Et vous, que feriez-vous ?

Mon avis :

Le speech m’a directement fait penser à la série des films Saw. Assez friande de celle-ci, j’ai ajouté ce roman à ma wishlist. Je souhaitais quand même éviter de tomber dans une mise en scène trop proche de celles des films en question. Je l’ai dit, j’aime beaucoup cette saga (les 3 premiers films surtout en fait), mais je ne vois pas l’intérêt de retrouver exactement la même chose ailleurs.

Et là, je tombe sur « on va jouer à un jeu… » Même s’il s’agit d’un jeu « sur l’amour », cela partait plutôt mal pour s’écarter de mon appréhension évoquée ci-dessus. D’autres éléments de l’histoire se rapprochent également, plus loin dans le roman. Mais bon, j’ai levé les yeux et j’ai continué. Ce jeu sur le thème de la culpabilité, de l’amour, des secrets, de la réciprocité de sentiments… ça pouvait le faire !

On est dans la situation classique du jeune flic qui prend son premier poste dans l’équipe d’un vieux briscard et dans le cadre d’une enquête difficile. J’ai plutôt bien accroché au personnage de Mark, un peu moins aux autres, mais ça ne m’a pas non plus heurtée. J’ai apprécié l’alternance des points de vue entre Mark, Scott, Jodie, Eileen. Il n’est pas difficile de s’y retrouver et cela permet une vue d’ensemble de l’enquête. C’est un schéma qui me plaît plutôt habituellement. Malgré mes a priori j’ai donc pris un certain plaisir à cette lecture. J’étais curieuse de connaître qui était le tueur et quel était son mobile, de mieux ainsi comprendre aussi le lien entre le passé et l’affaire en cours également.

Sur ce dernier point, j’ai cru saisir un bout de solution aux trois-quarts du roman, mais j’étais sur une fausse route finalement (bien que mon idée aurait pu être une bonne suite à l’histoire, je dis ça je dis rien). Et finalement, je suis restée un peu sur ma faim concernant cette compréhension. J’ai été un peu déçue par la fin. J’ai le sentiment qu’il manque pas mal d’éléments de réponse, ou bien ai-je zappé des éléments ? Je ne le relirai pas pour le savoir, je ne saurais donc pas vous dire. J’ai trouvé aussi qu’il manquait d’éléments sur le coupable, sa personnalité et le pourquoi de celle-ci. C’est trop peu abordé à mon goût, alors que c’est un aspect des thrillers qui est très important pour moi généralement.

En résumé, malgré une appréhension de déjà-vu qui n’étais pas si infondée que cela, j’ai lu ce roman avec avidité. La fin m’a quelque peu déçue après cette envie de connaître le dénouement de tout cela. Je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

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Meurtres en blouse blanche – P.D. James [chronique]

meurtres en blouse blanche

Présentation :

Le décor : l’hôpital John Carpendar, imposant établissement d’époque victorienne abritant plusieurs sera vices, dont une école d’infirmières. La première victime : une des élèves, tuée d’une manière particulièrement atroce. Les suspects : les infirmières, et, surtout, la directrice, la formidable Mary Taylor, ses trois « secondes », mais aussi le grand patron, le docteur Courtney-Briggs, dont on découvre bientôt qu’il a eu une liaison avec l’une des victimes. L’enquêteur : le commissaire Dalgliesh, bien sûr, qui, face à des femmes aguerries à la souffrance, dures à la tâche, habituées au secret professionnel et farouchement féministes, aura fort à faire pour dénouer une intrigue dont les ramifications plongent loin dans le passé.

Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge 1 mois 1 couverture lancé sur le forum Books & Fun. Le thème de septembre étant « un lieu où l’on peut dormir », le domaine (qui est en fait un internat d’infirmières) rentrait dans le concept.

C’est donc un roman policier. Je l’ai trouvé un peu vieilli quand même. C’est assez lent, avec les interrogatoires de chaque protagoniste les uns après les autres. Le cadre de l’internat de jeunes filles en études d’infirmières, avec des personnalités de ce cadre et de l’époque, ne rend pas spécialement les choses palpitantes non plus. La force des habitudes est très grande : rituel du thé, heures de lever, de coucher, de repas, d’habitudes, plus que fixes… C’est un peu plan-plan à mon goût.

Chaque personnage a toutefois ses petits secrets qu’on découvre au fur et à mesure. C’est vrai que j’avais quand même envie de savoir qui était le/la coupable et quel était son/ses mobile(s).

Je me suis demandé au début si l’histoire n’allait pas tourné à la façon des Dix petits nègres (que j’avais adoré, celui-ci), avec les élèves qui seraient tuées les unes après les autres. Ca n’a pas été le cas, mais finalement ça aurait peut-être été un chouette concept.

Bref bref. Je ne recommande pas particulièrement cette lecture qui m’a un peu ennuyée.

Il y a dans notre vie à tous des actes dont nous avons honte et que nous regrettons. Vous venez de découvrir quelque chose sur vous-même dont vous ne vous croyiez pas capable et qui a ébranlé votre confiance en vous. Maintenant, il vous faut vivre avec. Vous ne pourrez comprendre les autres et leur pardonner que lorsque vous aurez appris à vous comprendre et à vous pardonner.

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Serre-moi fort – Claire Favan [chronique]

serre moi fort couv

Présentation :

 » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.
Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

Mon avis :

La soeur de Nick a disparu. Son entourage et les enquêteurs pensent d’abord à une fugue, mais ils se font très vite à l’évidence : quelque chose de grave est arrivé. Les parents sombrent alors dans une totale déchéance et l’adolescent se retrouve livré à lui-même, à devoir gérer la maison, ses études, etc.

Quand ses parents refont surface, rien ne s’arrange pour autant et j’ai beaucoup compati avec ce garçon qui a la dure place du survivant. Je me suis totalement mise à sa place, face à ses parents qui se raccrochent à tout sauf à lui. Ils semblent franchement égoïste en ce sens, mais on se met aussi à leur place.

La fin de cette première partie m’a arraché un « wahou !! la suite !! ».

Donc, vite, j’ai continué ma lecture avec cette deuxième partie qui nous fait suivre Adam, flic qui vient de perdre sa femme et qui se retrouve sur une grosse enquête, qu’on imagine évidemment liée à la première. On retrouve avec ce nouveau personnage la problématique de la solitude du survivant ; en effet, Adam a deux enfants et sa fille notamment vit très mal le décès de sa mère, en en voulant énormément à son père qu’elle rejette catégoriquement.

Plusieurs éléments de cette deuxième partie posent des questions sur la première. J’ai vraiment adoré ça, avec une envie très forte de comprendre tout le mécanisme de cette histoire.

Enfin, j’ai trouvé la troisième et dernière partie très bien pensée, dans une mise en scène assez originale qui achève l’enchevêtrement des éléments de ce roman. C’est très bien pensé. J’ai juste été un peu déçue par la fin, et quelques unes de mes interrogations sont restées en suspens. Et je reste avec ma question sur le lien avec la couverture : l’image oui (encore que…) mais le titre ?… Ou cela ne m’a pas marquée !

Je recommande cette lecture (je vais d’ailleurs prêter ce roman dans la famille dès la semaine prochaine) et je lirai sans aucun doute les autres romans de cette auteure que j’ai aimé découvrir.

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Une autre vie – S. J. Watson [Chronique]

Une autre vie SJ Watson

Présentation :

Femme au foyer, Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, près du canal de l’Ourcq, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller à Paris afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Là, elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre en ligne. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site Internet d’escorts que celle-ci utilisait.

Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux à double titre. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

Mon avis :

J’ai acheté ce livre car j’avais bien aimé Avant d’aller dormir du même auteur. Je n’avais pas spécialement entendu parler de ce roman-ci mais le résumé m’a convaincue.

J’ai donc commencé cette lecture un peu avant le challenge Le temps d’un très grand weekend. Challenge qui m’a permis de terminer ce roman.

Julia a perdu sa soeur, qui s’est faite assassiner. Très marquée par cette disparition, elle va chercher par tous les moyens à faire le clair sur cette affaire. Pour ce faire, elle s’inscrit sur les sites de rencontres en ligne que semblait fréquenter sa soeur, dans l’espoir de tomber sur le meurtrier. Mais essayer de le démasquer va amener Julia de plus en plus loin dans son personnage et la faire se confronter à des risques qui n’étaient pas prévus au départ.

J’ai trouvé le sujet intéressant, mais j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, y compris Julia que l’on suit tout du long pourtant. Je comprends bien sa quête et son attrait naissant pour la discussion, mais je ne suis pas parvenue totalement à me mettre à sa place. Aussi, je ne me suis pas posée autant de questions que je l’aurais souhaité sur le dénouement de cette histoire. Par contre, d’autres éléments m’ont semblé trop peu développés, pas assez approfondis. Cela a dû jouer sur mon manque d’intérêt poussé pour l’histoire. J’ai deviné par ailleurs quelques évènements à l’avance, sans pour autant m’attendre totalement à la fin. Celle ci ne m’a pas déplu, même si je n’arrive pas totalement à me faire une idée précise sur la cohérence ou non de certains points.

C’était une bonne lecture dans l’ensemble, bien qu’elle ne m’ait pas transcendée. J’ai aimé l’approche psychologique mais ne l’ai pas trouvé suffisante à mon goût. Quelques manques sont perceptibles mais sans qu’il y ait de grosses lacunes dans ce roman, selon moi. Rien qui ne m’ait fait souffler ou lâcher ma lecture. J’avais bien envie de connaître le fin mot de cette histoire et le dénouement du parcours de Julia.

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[CHRONIQUE] Un étranger dans le miroir – Anne PERRY

un étranger dans le miroir anne perryPrésentation :

William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l’hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu’il s’empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l’exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d’un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d’abord qu’il n’était ni très sympathique ni très aimé, et qu’il avait laissé tomber sa famille, d’origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu’il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer…

Mon avis (août 2014) :

Voila une lecture bien sympathique qui m’a fait découvrir cette auteure que je prendrai sûrement le temps de recroiser.

Le Londres victorien m’a un peu rappelé les aventures de Sherlock Holmes, avec cette ambiance victorienne et l’enquêteur que j’imaginais assez avec les traits du célèbre détective. L’inspecteur William Monk a aussi son côté attachant. Il a perdu la mémoire et se retrouve avec un terrible meurtre à résoudre : Joscelin Grey a été sauvagement battu à mort à coup de canne ; un crime qui respire l’acharnement de la haine.
Pour résoudre cette enquête, Monk devra traiter avec la famille du défunt. Ses membres ne m’ont pas toujours semblé bien nets, au milieu de leurs convenances aristocratiques.
C’est aussi sa propre reconstruction qui attend l’inspecteur. Qui est-il ? Pourquoi a-t-il ce caractère ? Quels sont les détails de son accident ? Son passé ?

Se découvrir pas à pas, comme on découvre un étranger, mettait ses nerfs à plus rude épreuve qu’il ne l’aurait imaginé. Quelquefois, il se réveillait en pleine nuit avec la peur de savoir, tourmenté par des déceptions et des remords informulés. Ce doute impalpable était pire qu’une certitude, même la certitude d’être arrogant, insensible et de servir son ambition personnelle au détriment de la loi

Je l’ai bien aimé, ce Monk, tout comme son acolyte Evan, qui m’a semblé avoir l’air sympathique. Les deux rappellent un peu les duos de flics qui reviennent dans certains policiers et thrillers : le vieux-de-la-vieille un peu bourru et le petit jeunot, qui s’apportent chacun l’un à l’autre.
J’ai par contre eu une grosse aversion pour la famille Shelburne. Particulièrement contre Menard. Le noyau Imogen/Charles/Hester ne m’est pas apparu non plus bien agréable.
Mais c’est aussi grâce à ces antipathie que j’ai accroché à l’intrigue : comment tout se recoupe-t-il ?? qui est responsable de quoi au milieu de tout ça ? qui côtoie qui et comment ?

Jusqu’à la fin les retournements sont présents, donnant un bon moment de lecture que je recommande.

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[CHRONIQUE] Juste une ombre – Karine GIEBEL

couverture juste une ombre karine giebel

Présentation :

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules? Tu deviendras une proie.
Tu domines? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Tu commandes? Apprends l’obéissance.
Tu méprises? Apprends le respect.
Tu veux vivre? Meurs en silence…

Mon avis (août 2014) :

Chloé est une femme d’affaire brillante, belle, amoureuse. En somme, tout lui réussi. Jusqu’au jour où elle se fait suivre dans la rue par un homme, tout vêtu de noir, encapuchonné. Alors, l’enfer va commencer pour elle. Qui est cet homme ? Que lui veut-il ? Lui faire peur, la tuer, simplement la traquer ? Et cet inconnu existe-t-il vraiment après tout ? Ne serait-ce pas elle qui devient folle, entre le surmenage et la culpabilité ?

Quand tout s’écroule autour d’elle, un commandant de police lui aussi dans une mauvaise phase, va croiser sa route et essayer de recoller les morceaux de puzzle (de l’enquête, de sa vie).

J’avais déjà lu « Meurtres pour rédemption » de Karine GIEBEL. J’avais beaucoup aimé, étant restée accrochée aux nombreuses pages du début à la fin, avec un attachement certains aux personnages, qu’il s’agisse de les aimer, les soutenir, les détester. J’ai retrouvé le même plaisir avec ce roman-ci. Ajouté à une intrigue bien menée et des interrogations presque jusqu’au bout quant à l’identité de cette « ombre », cela m’a fait passer un très bon moment de lecture. C’est un thriller (et une auteure) que je recommande !