l'écho des morts

Présentation :

Comme dans L’Heure trouble, son précédent roman salué par la critique internationale, J. Theorin nous emmène dans l’île d’Öland à l’atmosphère si étrange. Les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s’y installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée, Katrine Westin est retrouvée noyée. Son mari s’enfonce dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l’enquête est vite convaincue que cette mort n’est pas accidentelle…
Porté par l’écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s’entrecroisent dans un climat troublant, aux limites du fantastique. Theorin est un écrivain des climats et des ambiances, des tout petits riens dont la lente et modeste accumulation font des grands touts.

Mon avis :

Je me suis penchée sur ce roman car il faisait partie des recommandations de mon application Kindle. Je m’attendais à un thriller à peu près classique, avec une ambiance nordique marquée. Il y a en fait également une part de fantastique qui n’est pas négligeable finalement.

Un drame survient sur l’île d’Oland quand Katrine est retrouvée noyée près de chez elle. L’enquête est lancée, suivie par une jeune policière arrivée récemment qui a aussi à faire à côté avec des cambriolages qui se multiplient sur le secteur. En parallèle de ces deux pans, nous suivons également des chapitres qui font référence au passé de l’île.

Très vite, j’ai compris que je n’aurais pas mon enquête ou mon tueur classique. Les touches de mystère sont très vite présentes. J’ai parfois eu peur de me perdre car j’avais du mal à faire le lien entre les différentes facettes de l’histoire. Cela reste à vrai dire pas extrêmement clair pour moi à la fin ; j’ai bien compris, bien sûr, mais je trouve que c’est un peu tiré par les cheveux. Des éléments ne vont pas assez loin dans les explications selon moi.

L’ambiance par contre, est très bien retranscrite. On est plongé dans cette partie reculée de la Suède, avec la campagne, les phares, la mer, le terroir et ses habitants. Le mystère qui grandit apporte un côté assez oppressant à tout cela, comme le sentiment de huis-clos, au fur et à mesure que la tempête se rapproche. C’est un peu « stephenkinguesque » (même si seul Stephen King arrive à son niveau).

J’ai quand même passé un bon moment de lecture, bien que je m’attendais du coup à autre chose. Peut-être qu’en sachant davantage vers quoi on se dirige, on apprécie d’autant plus ce roman. On m’a dit que d’autres livres de cet auteur, y compris dans la même série, risquaient de me plaire davantage. Je verrai si je tente…

 

Le goût des belles choses était lié à la conscience directe de tout le travail qu’elles représentaient.

L’écho des morts – Johan Theorin
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