L’assassin royal, tome 1 : L’apprenti assassin – Robin Hobb (relecture)

Présentation :

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame..

Mon avis :

J’avais découvert cette saga lorsque j’étais au lycée, sur les conseils d’un ami. C’est indéniable qu’il me connaissait déjà bien car j’avais adoré toute la série. Je n’avais pas intercalé la lecture des Aventuriers de la mer, comme il se doit normalement, bien que je possède les deux premiers tomes. Je ne les ai toujours pas lus à l’heure d’aujourd’hui. Cela participe au fait que je me replonge aujourd’hui dans l’ensemble de ces aventures, en reprenant au début, avec l’intention de tout relire et lire dans l’ordre indiqué. Et idéalement en poursuivant avec la lecture des autres romans de l’auteure.

Concernant ce premier tome, il est un peu lent mais j’ai pris une nouvelle fois un grand plaisir à retrouver l’univers de Castelcerf et ses personnages. On voit déjà Fitz évoluer, cherchant sa place dans ce royaume. Il doit suivre une éducation princière, comprenant des cours d’armes, d’écriture, puis d’Art, cette magie si particulière. Plus secrètement, il est amené à côtoyer Umbre qui doit faire de lui un assassin royal… Cela présage bien évidemment de grandes choses dans la vie du jeune garçon et beaucoup d’aventures et de mésaventures. Dès la première mission qu’il doit mener à bien durant ce premier tome, on présage déjà d’un avenir difficile.
J’ai par ailleurs aimé retrouvé l’énigmatique Fou, qui va jouer un rôle important, on le sait. Burich est toujours attachant lui aussi, dans son côté bourru.
J’ai vraiment hâte de continuer cette relecture. J’adore cette saga et je me presse de redécouvrir toutes les péripéties qui vont se succéder.

Mon seul bémol va à la mise en page de l’édition que j’ai, qui laisse peu d’interligne et seulement d’extrêmement rares sauts de lignes, ce qui donne un aspect un peu compact au texte. Mais ce n’est pas grand-chose !

Hantée, tome 2 : Un mal souterrain – Maureen Johnson [chronique]

Hantée, tome 2 : Un mal souterrain - Maureen Johnson [chronique]

Présentation :

Les fantômes hantent Londres. Une équipe spéciale, les Ombres, est chargée de contrôler ceux qui sèment le chaos. Constituée d’agents ayant frôlé la mort, elle est à jamais liée à l’au-delà. Depuis qu’elle a vaincu L’Éventreur et découvert sa véritable identité, Aurora est sous le choc : elle est capable d’exorciser par le simple toucher les revenants de l’au-delà dont un démon a pris possession. Et lorsqu’une vague de morts inexpliquées marque son retour à Londres, elle décide de mener l’enquête, soutenue par les Ombres. Rapidement, elle doit se rendre à l’évidence : un esprit sombre et malfaiteur est à l’oeuvre. Elle et son équipe vont le poursuivre sans relâche. La traque ne fait que commencer.

Mon avis :

J’avais lu le premier tome de cette saga que Céline m’avait offert dans le cadre d’un swap en février 2016, je crois. J’avais bien aimé cette lecture bien qu’elle sorte un peu de mes habitudes livresques (plus jeunesse, plus fantastique). J’étais donc contente de lire la suite.

Globalement, j’ai moins aimé ce tome 2 dans lequel il ne se passe pas grand chose à mon sens. J’ai toutefois aimé suivre de nouveau Aurora. Il ne se passe rien d’imprévisible dans ce tome et quelques clichés sont au rendez-vous. Il se lit quand même rapidement, cela reste jeunesse ; je n’ai mis que quelques heures à l’avaler. Je lirai le tome 3 pour quand même connaître la suite de cette intrigue, sans toutefois me précipiter dessus dans l’immédiat.

Meurtres en blouse blanche – P.D. James [chronique]

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Présentation :

Le décor : l’hôpital John Carpendar, imposant établissement d’époque victorienne abritant plusieurs sera vices, dont une école d’infirmières. La première victime : une des élèves, tuée d’une manière particulièrement atroce. Les suspects : les infirmières, et, surtout, la directrice, la formidable Mary Taylor, ses trois « secondes », mais aussi le grand patron, le docteur Courtney-Briggs, dont on découvre bientôt qu’il a eu une liaison avec l’une des victimes. L’enquêteur : le commissaire Dalgliesh, bien sûr, qui, face à des femmes aguerries à la souffrance, dures à la tâche, habituées au secret professionnel et farouchement féministes, aura fort à faire pour dénouer une intrigue dont les ramifications plongent loin dans le passé.

Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge 1 mois 1 couverture lancé sur le forum Books & Fun. Le thème de septembre étant « un lieu où l’on peut dormir », le domaine (qui est en fait un internat d’infirmières) rentrait dans le concept.

C’est donc un roman policier. Je l’ai trouvé un peu vieilli quand même. C’est assez lent, avec les interrogatoires de chaque protagoniste les uns après les autres. Le cadre de l’internat de jeunes filles en études d’infirmières, avec des personnalités de ce cadre et de l’époque, ne rend pas spécialement les choses palpitantes non plus. La force des habitudes est très grande : rituel du thé, heures de lever, de coucher, de repas, d’habitudes, plus que fixes… C’est un peu plan-plan à mon goût.

Chaque personnage a toutefois ses petits secrets qu’on découvre au fur et à mesure. C’est vrai que j’avais quand même envie de savoir qui était le/la coupable et quel était son/ses mobile(s).

Je me suis demandé au début si l’histoire n’allait pas tourné à la façon des Dix petits nègres (que j’avais adoré, celui-ci), avec les élèves qui seraient tuées les unes après les autres. Ca n’a pas été le cas, mais finalement ça aurait peut-être été un chouette concept.

Bref bref. Je ne recommande pas particulièrement cette lecture qui m’a un peu ennuyée.

Il y a dans notre vie à tous des actes dont nous avons honte et que nous regrettons. Vous venez de découvrir quelque chose sur vous-même dont vous ne vous croyiez pas capable et qui a ébranlé votre confiance en vous. Maintenant, il vous faut vivre avec. Vous ne pourrez comprendre les autres et leur pardonner que lorsque vous aurez appris à vous comprendre et à vous pardonner.

TV lobotomie : la vérité scientifique sur les effets de la télévision – M. Desmurget [chronique]

Présentation :

Sophie, 2 ans, regarde la télé 1 heure par jour : cela double ses chances de présenter des troubles attentionnels. Kevin, 4 ans, regarde des programmes jeunesse violents : cela quadruple ses chances de présenter des troubles du comportement à l’école primaire. Lina, 15 ans, regarde des séries comme Desperate Housewives : cela triple ses chances de connaître une grossesse précoce non désirée. Entre 40 et 60 ans, Yves a regardé la télé 1 heure par jour : cela augmente d’un tiers ses chances de développer la maladie d’Alzheimer. Henri, 60 ans, regarde la télé 4 heures par jour. René, son jumeau, moitié moins. Henri a deux fois plus de chances de mourir d’un infarctus que René. Pour les spécialistes, il n’y a plus de doute, la télévision est un fléau. Son influence négative nous coûte en moyenne trois ans de vie.

Mon avis :

On sait déjà, quand on s’y intéresse, que la télévision a de nombreux effets sur chacun et notamment sur nos enfants. Ce livre s’y penche de plus près et dénonce ces dérives, avec de nombreux chiffres et expériences à l’appui. Quels effets sur le sommeil des enfants, leurs comportements, leur créativité, l’acquisition et la maîtrise du langage, sur la tendance à fumer, boire ou avoir des pratiques sexuelles plus jeunes, avoir des attitudes consuméristes poussées… Evidemment il ne faut pas non plus tout noircir, mais c’est quand même bien sombre, quels que soient les beaux discours que peuvent sortir les chaînes, par exemple pour vendre des programmes à des bébés de 6 à 36 mois !! je ne savais même pas que ça existait ! Je suis déjà convaincue que les programmes dits « jeunesses » ne sont pas adaptés alors là…

Il y a certes des émissions intéressantes, que l’on peut choisir de regarder (quand on se détache du zapping maladif dans lequel on baigne tous plus ou moins j’ai l’impression). Mais les audiences qu’on constate ne vont malheureusement pas vers ces programmes, on le sait.

Personnellement, je suis consciente de passer trop de temps devant mon écran de télévision. Quand nous nous sommes installés ensemble avec Monsieur, nous sommes restés un an sans télé. Et bien, ma foi, ce n’était pas si terrible que cela, bien au contraire… j’ai l’impression qu’on échangeait plus, et on choisissait les programmes qu’on regardait en replay sur l’ordinateur, donc moins de consommation médiatique « à l’aveugle ». Il est clair en tout cas que lorsque nous aurons des enfants, l’utilisation de la télé se verra certainement plus raisonnée qu’aujourd’hui (parce que même une écoute passive a de fortes conséquences…).

Bref, je ne vais pas m’étendre, il vaut mieux lire ce livre qui est parfaitement intéressant et dont je recommande mille fois la lecture. C’est toujours un peu de « désinformation » qui passera moins par ailleurs.

La télévision n’exige du spectateur qu’un acte de courage – mais il est surhumain -, c’est de l’éteindre.

(Pascal BRUCKNER)

Le pays du nuage blanc – Sarah Lark [chronique]

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Présentation :

«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d’une réputation irréprochable.»

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l’aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l’héritier d’un magnat de la laine. Ni l’une ni l’autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie – pleine d’imprévus – commence pour les deux jeunes femmes, qu’une amitié indéfectible lie désormais…

Mon avis :

Comme je disais dans mon article de retour de vacances hier, ces quelques jours de repos ont été l’occasion de lire enfin le premier tome de la saga de Sarah Lark, avec Le pays du nuage blanc. Je ne sais plus par quel biais j’avais entendu parler de ce roman mais je me souvenais que c’était en très bons termes. Ca n’a pas loupé : j’ai complètement adoré cette lecture !

On suit au départ deux jeunes femmes qui se retrouvent l’une et l’autre en partance pour la Nouvelle-Zélande, en bateau. Toutes deux doivent s’y marier. Hélène et Gwyneira ont des caractères bien différents mais vont très rapidement sympathiser face à cette route vers l’inconnu qui les attend : un nouveau pays, de futurs époux qu’elles ne connaissent pas. Je les ai adoré toutes les deux : Hélène pour son côté calme et avec ma compassion pour sa situation, Gwyneira pour son caractère, sa vivacité, une certaine compassion aussi mais davantage dans la révolte.

Autour d’elles bien sûr se tissent des relations avec d’autres personnages, qu’ils soient Anglais ou bien Maoris. On en apprend aussi sur le peuplement de ce pays à cette époque et j’ai aussi beaucoup aimé cet aspect du roman. Les relations entre les peuples, l’histoire de chacun, les changements à venir aussi, c’est très intéressant.

Je ne m’étendrai pas ici sur les autres personnages mais chacun a un caractère bien à lui, très justement retranscrit, je trouve. On aime, on déteste, on compatis, on espère avec eux…

Quant à l’intrigue, j’ai été complètement plongée dedans, avec un très grand plaisir. Bien qu’il soient épais, j’ai dévoré ce roman. Si bien que, pour continuer à avancer quand j’étais trop fatiguée pour lire avant de dormir, j’ai téléchargé le livre audio sur Audible pour écouter quelques chapitres et avancer ainsi ma lecture.

Vous l’aurez compris, je recommande ce roman à 100% et j’espère pouvoir bientôt découvrir la suite de ces aventures néo-zélandaises.

De retour…

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Et voilà… les quelques semaines de vacances sont terminées… Me voici donc de retour par ici.

Ce n’est pas les vacances les plus chargées que j’ai pu passer mais ce temps de repos a fait du bien. Elles sont quand même finalement passées très vite, entre la glandouille à la maison, le temps en famille autour d’Orléans, un peu de camping en roulotte dans le Giennois, un tour en Bourgogne et quelques jours en Auvergne à l’occasion du mariage d’un ami.

Le retour est un peu difficile. D’autant que les envies de changements (de région, de travail…) se font de plus en plus sentir. Ces quelques jours reculés nous ont confirmé (s’il le fallait encore) que V. et moi ne sommes décidément pas fait pour la région parisienne (même si la Seine et Marne est un peu la campagne d’Ile de France…). Du coup, dur dur de rentrer et de reprendre la routine ici.

Pour ce qui est des lectures, depuis mes derniers avis ici, il n’y a pas grand chose de nouveau. J’ai juste eu le temps de lire Le pays du nuage blanc, un petit pavé que j’ai totalement adoré. J’en ai lu la majeure partie et j’écoutais un chapitre ou deux en livre audio le soir pour avancer plus vite. Je vous en parle très prochainement ! Sachez déjà que j’ai hâte de lire la suite !

Et vous ? Comment se sont passé vos vacances ? Qu’avez-vous fait ? Où avez-vous été ? Avez-vous trouvé le temps de lire ? Et quoi ?