Avis lecture, Jeunesse, NA, YA, SFFF

Hantée, tome 2 : Un mal souterrain – Maureen Johnson [chronique]

Hantée, tome 2 : Un mal souterrain - Maureen Johnson [chronique]

Présentation :

Les fantômes hantent Londres. Une équipe spéciale, les Ombres, est chargée de contrôler ceux qui sèment le chaos. Constituée d’agents ayant frôlé la mort, elle est à jamais liée à l’au-delà. Depuis qu’elle a vaincu L’Éventreur et découvert sa véritable identité, Aurora est sous le choc : elle est capable d’exorciser par le simple toucher les revenants de l’au-delà dont un démon a pris possession. Et lorsqu’une vague de morts inexpliquées marque son retour à Londres, elle décide de mener l’enquête, soutenue par les Ombres. Rapidement, elle doit se rendre à l’évidence : un esprit sombre et malfaiteur est à l’oeuvre. Elle et son équipe vont le poursuivre sans relâche. La traque ne fait que commencer.

Mon avis :

J’avais lu le premier tome de cette saga que Céline m’avait offert dans le cadre d’un swap en février 2016, je crois. J’avais bien aimé cette lecture bien qu’elle sorte un peu de mes habitudes livresques (plus jeunesse, plus fantastique). J’étais donc contente de lire la suite.

Globalement, j’ai moins aimé ce tome 2 dans lequel il ne se passe pas grand chose à mon sens. J’ai toutefois aimé suivre de nouveau Aurora. Il ne se passe rien d’imprévisible dans ce tome et quelques clichés sont au rendez-vous. Il se lit quand même rapidement, cela reste jeunesse ; je n’ai mis que quelques heures à l’avaler. Je lirai le tome 3 pour quand même connaître la suite de cette intrigue, sans toutefois me précipiter dessus dans l’immédiat.

Avis lecture, Thrillers et policiers

[CHRONIQUE] Un étranger dans le miroir – Anne PERRY

un étranger dans le miroir anne perryPrésentation :

William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l’hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu’il s’empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l’exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d’un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d’abord qu’il n’était ni très sympathique ni très aimé, et qu’il avait laissé tomber sa famille, d’origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu’il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer…

Mon avis (août 2014) :

Voila une lecture bien sympathique qui m’a fait découvrir cette auteure que je prendrai sûrement le temps de recroiser.

Le Londres victorien m’a un peu rappelé les aventures de Sherlock Holmes, avec cette ambiance victorienne et l’enquêteur que j’imaginais assez avec les traits du célèbre détective. L’inspecteur William Monk a aussi son côté attachant. Il a perdu la mémoire et se retrouve avec un terrible meurtre à résoudre : Joscelin Grey a été sauvagement battu à mort à coup de canne ; un crime qui respire l’acharnement de la haine.
Pour résoudre cette enquête, Monk devra traiter avec la famille du défunt. Ses membres ne m’ont pas toujours semblé bien nets, au milieu de leurs convenances aristocratiques.
C’est aussi sa propre reconstruction qui attend l’inspecteur. Qui est-il ? Pourquoi a-t-il ce caractère ? Quels sont les détails de son accident ? Son passé ?

Se découvrir pas à pas, comme on découvre un étranger, mettait ses nerfs à plus rude épreuve qu’il ne l’aurait imaginé. Quelquefois, il se réveillait en pleine nuit avec la peur de savoir, tourmenté par des déceptions et des remords informulés. Ce doute impalpable était pire qu’une certitude, même la certitude d’être arrogant, insensible et de servir son ambition personnelle au détriment de la loi

Je l’ai bien aimé, ce Monk, tout comme son acolyte Evan, qui m’a semblé avoir l’air sympathique. Les deux rappellent un peu les duos de flics qui reviennent dans certains policiers et thrillers : le vieux-de-la-vieille un peu bourru et le petit jeunot, qui s’apportent chacun l’un à l’autre.
J’ai par contre eu une grosse aversion pour la famille Shelburne. Particulièrement contre Menard. Le noyau Imogen/Charles/Hester ne m’est pas apparu non plus bien agréable.
Mais c’est aussi grâce à ces antipathie que j’ai accroché à l’intrigue : comment tout se recoupe-t-il ?? qui est responsable de quoi au milieu de tout ça ? qui côtoie qui et comment ?

Jusqu’à la fin les retournements sont présents, donnant un bon moment de lecture que je recommande.