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Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck

Présentation :

Un meurtre dans une vieille église de Séville. Un assassinat dans une bibliothèque parisienne. Un ancien manuscrit dérobé. Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du xxe siècle : Fulcanelli ! Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier.
Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

Mon avis :

Je suis allée vers ce livre en me rendant compte que je n’avais pas encore lu de romans d’Henri Loevenbruck, bien que nous en ayons plusieurs à la maison, et qu’ils m’avaient déjà été recommandés par plusieurs personnes de mon entourage. Celui-ci n’est pas le premier de la série concernée mais c’est lui que j’avais sous la main et donc vers lui que je suis allée.

Un savant qui se moque du possible est bien proche d’un idiot. Respectons le possible, dont personne ne connaît les limites et soyons attentifs et sérieux devant le monde extra-humain d’où nous sortons et qui nous attend.

(Victor Hugo)

On a là un thriller ésotérique, donc, comme vous l’aurez compris avec le résumé. C’est un genre que j’apprécie de temps en temps, aussi cela ne m’a évidemment pas rebutée (je ne serais pas allée vers cet auteur sinon, me direz-vous). On va suivre l’enquête qui touche à plusieurs meurtres, qui semblent tous rattachés à l’identité mystérieuse de Fulcanelli, un alchimiste qui a publié deux ouvrages majeurs dans ce domaine et dont une dernière publication reste inconnue. On va donc s’interroger tout au long de ce roman sur qui était Fulcanelli ? a-t-il vraiment existé au moins ? Et pourquoi l’homme qui affirmait posséder un carnet attribué à ce mystérieux auteur a-t-il été assassiné ? Quel lien avec le meurtre qui a eu lieu devant un tableau à Séville ? Quel lien également avec les membres du groupe Héliopolis que l’on suit sur quelques chapitres ?

J’ai aimé cette intrigue et ses mystères, bien que j’aie trouvé les passages « carnet moleskine » un peu longs à force et que j’avoue être passée un peu en diagonale sur certains d’entre eux.

Les personnages m’ont beaucoup plu, notamment l’humour grinçant d’Ari et l’acharnement de Radenac pour mener à bien son enquête. Le duo Lola/Ari m’a fait un peu penser à celui que l’on trouve chez Franck Thilliez avec Lucie et Sharko, bien que leur histoire soit totalement différente ; leurs personnalités respectives se retrouvent un peu.

Un petit plus pour l’attachement aux petites librairies qui ressort de ce roman, et un petit coup de coeur pour l’épisode de la boîte de pansements que j’ai trouvé vraiment trop mignon.

Je lirai les autres livres de l’auteur car celui-ci, même si ça n’a pas été un coup de coeur, m’a plutôt bien plu.