Tropique de la violence

Présentation :

«Ne t’endors pas, ne te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n’est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c’est ça. Écoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu’à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré? Ils viennent pour toi.»

« Tropique de la violence » est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

Mon avis :

Ce livre m’a été offert pour Noël, après que j’en ai parlé lors d’un passage en librairie comme j’en avais entendu parlé au moment de la rentrée littéraire de septembre.

Ce livre nous emmène à Mayotte, dont on sait la situation difficile. « On est en France, quand même », mais tellement loin du fonctionnement de la métropole, et avec des préoccupations qui font penser que nous sommes en territoire oublié.

On va suivre ici les récits de cinq personnages qui vivent sur l’île, au plus près de sa violence, chacun avec une place différente auprès d’elle. L’ensemble tourne globalement autour du personnage de Moïse, abandonné par sa mère lorsqu’il était bébé et qui a été recueilli et adopté par une femme blanche installée à Mayotte. Au moment de l’adolescence, il va se poser des questions sur son histoire. Mais un évènement dramatique va le faire revenir sur ce qu’il a pu penser et toucher au plus près à la violence de Gaza, un ghetto de l’île. Drogue, violence, sexe, meurtres… c’est un panel bien sombre et triste que nous touchons du doigt. Les questions de l’adolescence, de l’identité, sont aussi abordées.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, assez sombre et dure dans son contenu, qui fait prendre conscience de situations qui nous sont bien éloignées, et dont on n’entend pas assez parlé, alors même que cela se déroule en territoire français, même si c’est au plein coeur de l’océan Indien.

mayotte

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Tropique de la violence – Natacha APPANAH
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