Geek girl – Holly Smale

Tome 1

Présentation :

Elle sait qu’un chat a trente deux muscles par oreille, qu’un « rien de temps » dure un centième de seconde et qu’une personne normale rit quinze fois par jour. Mais elle n’est pas sûre de savoir pourquoi personne ne semble vraiment l’apprécier à l’école. Aussi, lorsqu’elle est repérée par un agent de top modèle, Harriet saisit cette chance de se réinventer. Même si cela signifie voler le rêve de sa meilleure amie, s’exposer à la rage de son ennemie jurée Alexa, et s’humilier régulièrement aux yeux du terriblement magnifique Nick, top model de classe internationale. Même si cela veut dire également mentir aux personnes qu’elle aime…
Alors qu’Harriet vogue d’un désastre de haute couture à l’autre avec l’aide de son père ultra enthousiaste et de son stalker super-geek, Toby, elle commence à réaliser que le monde de la mode ne semble pas l’apprécier plus que le monde réel.
Et lorsque son ancienne vie part en morceaux, une question se pose: Harriet arrivera-t-elle à se métamorphoser avant d’avoir tout gâché?

Mon avis :

J’avais entendu parlé de ce roman sur Youtube au moment des sorties des différents tomes, je crois. Il y a donc un moment déjà. Je n’avais pas de souvenirs très précis du contenu, hormis le profil « Geek » du personnage principal et sa transformation et son amitié avec quelqu’un ayant un profil tout différent du sien.

C’est en effet ce que j’ai trouvé dans cette lecture. Avec pas grand chose de plus. Autant vous dire que c’est très léger. Mais c’est ce que je recherchais. Ce roman a en effet été ma lecture du soir sur liseuse (comme le seront les tomes suivants), et c’est plutôt agréable à lire de cette manière. Cela se lit très vite, et on y rencontre un ton qui est plutôt très agréable.

Les personnages sont ultra-caricaturaux mais cela se marie bien avec ce que j’attendais de ce roman. On a la geek++, mal à l’aise en société, avec de grandes connaissances sur le monde mais pas vraiment sur les codes sociaux ; l’agent artistiques complètement extravagant ; la responsable super froide ; le père qui est un grand gamin et la belle-mère avocate, qui tente d’amener un peu de bon sens. Il y en a quelques autres, mais autant ne pas tout dévoiler ici. Je les ai tous bien aimé en tout cas.

Bref, je ne vais pas m’étendre beaucoup plus : c’est une lecture légère, qui fait un peu penser au Diable s’habille en Prada ou à Uggly Betty. Ce roman a bien correspondu à ce  à quoi je m’attendais, plein de légèreté, et je continuerai la saga avec plaisir, sur le même mode de lecture quand je n’ai pas envie de trop réfléchir.

Outlander, tome 4 : Les tambours de l’automne – Diana Gabaldon

 Présentation :

Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l’unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un XXe siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n’a qu’une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce « cercle des fées » qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l’anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu’enfin, dans la paix, tous les Frazer répondent d’une seule voix à l’appel de leur clan.

Mon avis :

J’avais comme à chaque fois hâte de me replonger dans cette saga, que j’étale dans le temps pour faire durer le plaisir. J’ai, en parallèle de la lecture de ce tome 4, visionné la saison 3 de la série TV, pour me remettre dans le bain de toutes les manières possibles.

Pour ne pas changer non plus, j’ai pris un grand plaisir à lire ce nouvel opus de cette saga avec nos Ecossais atterris en Amérique. Les paysage change, le climat aussi, forcément, les habitudes également. On est plus centrés sur le couple qui va démarrer ici un nouveau bout de vie, bien que finalement j’ai trouvé qu’on s’attardait moins sur la relation entre Claire et Jamie dans ce tome, ce qui m’a un peu manqué par moment. Ils sont quand même accompagnés, notamment de Ian, le neveu de Jamie, qui évolue je trouve tout au long de ce tome. On rencontre aussi de nouveaux personnages, comme la tante de Jamie, Jocasta, qui possède un grand domaine au sein duquel une partie de l’intrigue va se dérouler. On y apprend beaucoup de choses sur la vie dans les colonies et la place des esclaves. J’ai trouvé cela enrichissant.

Mais toute l’histoire ne se déroule pas chez cette tante, puisque Jamie va décider de construire son domaine lui aussi. On suit ainsi la mise en place de leur habitat et la naissance de leurs cultures dans cet endroit reculé. Evidemment, et bien qu’on puisse penser qu’un nouveau havre de paix va pouvoir s’offrir à notre couple, les choses ne découlent pas toutes roses. Il faut notamment compter sur les maladies de l’époque ou encore la cohabitation avec les Indiens, qui repose sur des codes parfois complexes qu’ils vont apprendre à prendre en compte.

En parallèle, on suit aussi l’évolution de Brianna et Roger, qui m’a davantage laissée de côté dans un premier temps en tout cas. J’étais plutôt dans l’attente du moment clé à venir, de savoir si Brianna allait retrouver ses parents, comment, et comment cela allait-il se passer, quelle serait la réaction de Jamie, puis leur relation ? Du coup, finalement cette aspect m’a aussi beaucoup plu. Chaque personnage a vraiment du caractère et c’est réellement appréciable, ça fait sourire, grincer parfois, réagir toujours. Il se passe beaucoup de choses sur ces aspects là et cela enrichit d’autant l’histoire, tout en faisant espérer plein de choses encore pour la suite !

On se doute que beaucoup de choses attendent tous les personnages dans les tomes suivants, bonnes et mauvaises, et j’ai de nouveau très hâte de découvrir la suite de cette saga.

 

Projets perso

Bonsoir bonsoir !

Vous l’aurez remarqué, ma présence ici et sur les réseaux se fait assez laconique ces derniers temps. Pas d’inquiétude, il y a de bonnes raisons derrière tout ça ! En effet, je suis en plein achat d’une maison ; je vous passe les multiples démarches, je pense que vous en avez quelques idées, mais cela explique du coup un manque de temps et d’investissement pour la vie bloguesque. L’achat devrait (on croise les doigts) être finalisé pour la fin janvier ; puis nous attendons que les travaux que nous entreprenons pour refaire l’isolation à zéro soient terminés pour déménager. Nous devrions donc déménager en mars, toujours si tout va bien. Toutefois, mon rythme de lecture n’est pas trop impacté (jusque là en tout cas), donc je garde mes chroniques sous la main pour de futurs articles à venir ! Gardez l’oeil ! 

Quoiqu’il en soit, quelle joie de quitter enfin la région parisienne !!… même si nous continuerons d’y travailler un certain temps comme nos lieux de travail restent sur notre ligne de train. Pour la suite, nous espérons aller vers de nouveaux projets professionnels et personnels mais laissons le temps au temps, on en reparlera en temps voulu !

Joie aussi de devenir propriétaire, d’être de retour à la campagne, d’avoir plus grand, une maison, un très grand jardin, des projets de potager et de poulailler… tout ce qu’il nous faut.

Cela accompagnera notre démarche de se diriger vers une vie plus saine, plus « zéro déchet » aussi. On en est encore loin et le chemin sera encore long, mais ce nouveau chez-nous (pour de vrai cette fois) et son cadre aideront, c’est certain.

A comme Aujourd’hui

Présentation :

Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, et ne dispose d’aucun moyen de savoir où, et « qui » sera son hôte. Une seule chose est sûre : il n’empruntera cette identité que le temps d’une journée. Aussi incroyable que cela paraîsse, A a accepté cet état de fait, et a même établi plusieurs règles qui régissent son existence singulière : ne pas s’attacher ; ne pas se faire remarquer ; ne jamais s’immiscer dans la vie de l’autre.
Des préceptes qui resteront les siens jusqu’à ce qu’il se réveille dans le corps de Justin, 16 ans, et qu’il fasse la connaissance de Rhiannon, sa petite amie. Dès lors, plus question de subir sans intervenir. Car A vient enfin de croiser quelqu’un qu’il ne peut laisser derrière lui, ce jour-là, le suivant, jour après jour…
Une romance captivante, qui tente de décrypter ce sentiment complexe qu’est l’amour, à travers le destin de ces deux héros que tout semble vouloir séparer. Ou comment parvenir à aimer lorsque l’on est condamné à ne vivre qu’au présent…

Mon avis :

J’ai lu ce livre en numérique sur ma liseuse. J’en avais entendu parler à l’époque de sa sortie, je crois, essentiellement sur Booktube. Il ne m’attirait pas particulièrement bien que les avis soient bons. Je me suis finalement laissée tenter plusieurs années plus tard. C’est en effet un genre de lecture vers lequel je ne vais pas particulièrement de prime abord, mais qui est plutôt agréable en lecture plus légère, plus « jeunesse », entre deux romans ou ouvrages plus denses.

J’ai trouvé la thématique intéressante. On a ici une entité qui change de corps chaque jour. Un jour une fille, l’autre un garçon, dont il vit la vie le temps d’une journée. Il faut se fondre dans le personnage du jour, tout en se faisant le plus discret possible et en évitant de laisser trop de traces de son passage. Pas évident, on s’en doute. Cela soulève pas mal de questions : quelle place prendre ? quels souvenirs utiliser ? lesquels laisser ? et si quelqu’un s’en rend compte ? Que faire de ses sentiments ? Toutes ces questions apparaissent, mais surtout ces deux dernières problématiques.

La place de l’amour dans tout cela est bien mise en avant. Celle de l’image laissée à la personne « occupée » un peu moins ; c’est d’ailleurs dommage, c’est un peu tiré à gros traits et pas beaucoup exploité. Pour le reste, j’ai trouvé cette lecture plutôt agréable, sur l’aspect « de quoi » tombe-t-on vraiment amoureux ? C’est assez joli. Je suis un peu restée sur ma faim avec la fin mais l’idée est elle aussi plutôt bonne.

L’écho des morts – Johan Theorin

l'écho des morts

Présentation :

Comme dans L’Heure trouble, son précédent roman salué par la critique internationale, J. Theorin nous emmène dans l’île d’Öland à l’atmosphère si étrange. Les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s’y installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée, Katrine Westin est retrouvée noyée. Son mari s’enfonce dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l’enquête est vite convaincue que cette mort n’est pas accidentelle…
Porté par l’écriture très personnelle de Theorin, un suspense où passé et présent s’entrecroisent dans un climat troublant, aux limites du fantastique. Theorin est un écrivain des climats et des ambiances, des tout petits riens dont la lente et modeste accumulation font des grands touts.

Mon avis :

Je me suis penchée sur ce roman car il faisait partie des recommandations de mon application Kindle. Je m’attendais à un thriller à peu près classique, avec une ambiance nordique marquée. Il y a en fait également une part de fantastique qui n’est pas négligeable finalement.

Un drame survient sur l’île d’Oland quand Katrine est retrouvée noyée près de chez elle. L’enquête est lancée, suivie par une jeune policière arrivée récemment qui a aussi à faire à côté avec des cambriolages qui se multiplient sur le secteur. En parallèle de ces deux pans, nous suivons également des chapitres qui font référence au passé de l’île.

Très vite, j’ai compris que je n’aurais pas mon enquête ou mon tueur classique. Les touches de mystère sont très vite présentes. J’ai parfois eu peur de me perdre car j’avais du mal à faire le lien entre les différentes facettes de l’histoire. Cela reste à vrai dire pas extrêmement clair pour moi à la fin ; j’ai bien compris, bien sûr, mais je trouve que c’est un peu tiré par les cheveux. Des éléments ne vont pas assez loin dans les explications selon moi.

L’ambiance par contre, est très bien retranscrite. On est plongé dans cette partie reculée de la Suède, avec la campagne, les phares, la mer, le terroir et ses habitants. Le mystère qui grandit apporte un côté assez oppressant à tout cela, comme le sentiment de huis-clos, au fur et à mesure que la tempête se rapproche. C’est un peu « stephenkinguesque » (même si seul Stephen King arrive à son niveau).

J’ai quand même passé un bon moment de lecture, bien que je m’attendais du coup à autre chose. Peut-être qu’en sachant davantage vers quoi on se dirige, on apprécie d’autant plus ce roman. On m’a dit que d’autres livres de cet auteur, y compris dans la même série, risquaient de me plaire davantage. Je verrai si je tente…

 

Le goût des belles choses était lié à la conscience directe de tout le travail qu’elles représentaient.

Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck

Présentation :

Un meurtre dans une vieille église de Séville. Un assassinat dans une bibliothèque parisienne. Un ancien manuscrit dérobé. Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du xxe siècle : Fulcanelli ! Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier.
Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

Mon avis :

Je suis allée vers ce livre en me rendant compte que je n’avais pas encore lu de romans d’Henri Loevenbruck, bien que nous en ayons plusieurs à la maison, et qu’ils m’avaient déjà été recommandés par plusieurs personnes de mon entourage. Celui-ci n’est pas le premier de la série concernée mais c’est lui que j’avais sous la main et donc vers lui que je suis allée.

Un savant qui se moque du possible est bien proche d’un idiot. Respectons le possible, dont personne ne connaît les limites et soyons attentifs et sérieux devant le monde extra-humain d’où nous sortons et qui nous attend.

(Victor Hugo)

On a là un thriller ésotérique, donc, comme vous l’aurez compris avec le résumé. C’est un genre que j’apprécie de temps en temps, aussi cela ne m’a évidemment pas rebutée (je ne serais pas allée vers cet auteur sinon, me direz-vous). On va suivre l’enquête qui touche à plusieurs meurtres, qui semblent tous rattachés à l’identité mystérieuse de Fulcanelli, un alchimiste qui a publié deux ouvrages majeurs dans ce domaine et dont une dernière publication reste inconnue. On va donc s’interroger tout au long de ce roman sur qui était Fulcanelli ? a-t-il vraiment existé au moins ? Et pourquoi l’homme qui affirmait posséder un carnet attribué à ce mystérieux auteur a-t-il été assassiné ? Quel lien avec le meurtre qui a eu lieu devant un tableau à Séville ? Quel lien également avec les membres du groupe Héliopolis que l’on suit sur quelques chapitres ?

J’ai aimé cette intrigue et ses mystères, bien que j’aie trouvé les passages « carnet moleskine » un peu longs à force et que j’avoue être passée un peu en diagonale sur certains d’entre eux.

Les personnages m’ont beaucoup plu, notamment l’humour grinçant d’Ari et l’acharnement de Radenac pour mener à bien son enquête. Le duo Lola/Ari m’a fait un peu penser à celui que l’on trouve chez Franck Thilliez avec Lucie et Sharko, bien que leur histoire soit totalement différente ; leurs personnalités respectives se retrouvent un peu.

Un petit plus pour l’attachement aux petites librairies qui ressort de ce roman, et un petit coup de coeur pour l’épisode de la boîte de pansements que j’ai trouvé vraiment trop mignon.

Je lirai les autres livres de l’auteur car celui-ci, même si ça n’a pas été un coup de coeur, m’a plutôt bien plu.